Reprendre son activité après un cancer du sein

En cette journée mondiale contre le cancer, il faut rappeler que le cancer du sein touche près d’une femme sur 9 en France, et reste la première cause de mortalité par cancer pour celle-ci.

Agnès Dumas, sociologue à l’Inserm, a fait le constat dans le cadre de l’étude Canto (partenariat Inserm/ Gustave Roussy), qu’1 femme sur 5 n’a pas repris son activité professionnelle un an après la fin de son traitement.

Si les raisons sont multiples et complexes, elle a cependant identifié 3 causes principales de non-retour à l’emploi : des symptômes dépressifs faisant suite à la maladie et à son traitement, le type de traitement suivi avec notamment la chimiothérapie associée au trastuzumab comme facteur aggravant, et enfin le type de travail mené avant la maladie.

Concernant ce dernier facteur, il s’avère qu’1 femme menant un travail manuel au moment du diagnostic a moins de chance de reprendre son activité après le traitement, et cette tendance est accentuée si elle travaillait initialement à temps partiel.

 

Comment favoriser le retour à l’emploi après la maladie ?

Si le suivi psychologique durant et après le traitement a des effets bénéfiques incontestables, l’accompagnement à l’adaptation du poste de travail suite à une problématique de santé est une démarche opérationnelle et efficace qui a fait ses preuves ; il s’agit d’évaluer ses capacités et ses freins de santé en vue de la maintenir dans son emploi avec éventuellement un aménagement de poste, ou l’orienter sur un projet de reclassement interne ou externe adapté à sa situation.

Un bilan de compétences santé/ Handicap peut être l’occasion d’explorer pour la personne et son employeur les meilleures solutions de continuité dans l’emploi.

En savoir plus sur le bilan de compétences santé/ handicap